Le diabète, cette maladie chronique liée à un excès de glucose dans le sang, touche de plus en plus de personnes, avec des conséquences plus ou moins graves à terme. Toutefois, de simples mesures de prévention peuvent contribuer à s’en prémunir ou du moins à ne pas en aggraver les effets.
Qu’est-ce que le diabète
Le rôle de l’insuline
Cette hormone fabriquée par le pancréas joue un rôle essentiel dans la régulation de la glycémie dans le sang. Lorsque le taux de sucre augmente, l’insuline est produite afin de le ramener au niveau normal de 1 g/l. De plus, elle permet aux cellules d’absorber et utiliser le sucre selon leurs besoins et fonctions (apport d’énergie ou stockage de réserve).
Cette maladie qu’est le diabète
Lorsque cette hormone est insuffisante ou inefficace, le glucose s’accumule dans le sang. Ce phénomène s’appelle l’hyperglycémie, et lorsque celle-ci se maintient trop longtemps ou se produit trop souvent, on diagnostique un diabète. Les diabètes de types 1 et 2 sont les formes les plus connues.
Les facteurs de risque par type de diabète
Le diabète de type 1
Cette maladie chronique apparaît le plus souvent chez les jeunes, généralement les enfants, adolescents et jeunes adultes. Cette affection se caractérise par un pancréas qui fabrique peu ou pas d’insuline. Ce type de diabète résulte d’un dysfonctionnement des lymphocytes T qui éliminent les cellules régulatrices du pancréas. Cette maladie auto-immune survient généralement en raison de prédispositions génétiques combinées à des facteurs environnementaux. Cependant, d’autres facteurs ont été identifiés, tels que les infections virales, en cas de grossesse tardive ou de microbiote intestinal déséquilibré.
Le diabète de type 2
Il concerne 92 % des diabétiques et 5,6 % de la population française. La survenue de ce type de diabète provient d’une insulinorésistance des cellules, c’est-à-dire qu’elles n’optimisent plus l’utilisation du sucre, qui s’accumule alors dans le sang. Le pancréas réagit en augmentant la production d’insuline nécessaire pour abaisser le taux de glucose, ce qui, à terme, le fatigue et le rend défaillant.
Parmi les principaux facteurs de risques :
- un âge supérieur à 45 ans ;
- le surpoids ;
- la sédentarité ;
- des antécédents médicaux et/ou familiaux ;
- un état prédiabétique ;
- une origine géographique, notamment les immigrés ayant adopté le régime occidental ;
- un antécédent de diabète pendant la grossesse ;
- Population à risque de maladie cardiovasculaire, hypertension ou cholestérol.
Signes à surveiller et demande de diagnostic des diabètes de type 1 et 2
Les symptômes à repérer avant de demander un diagnostic
- Fréquence du besoin d’uriner.
- Accentuation de la soif.
- Augmentation de l’appétit.
- Amaigrissement inexpliqué.
- Fatigue.
- Cicatrisation lente des plaies.
- Troubles de la vision.
- Fréquence accrue des infections
Diagnostic et traitement du diabète
Le diabète de type 1
- Le diagnostic du diabète de type 1 fait généralement suite à l’apparition de symptômes et implique une prise de sang. Une glycémie de 2 g/l en journée est un marqueur biologique pour diagnostiquer la maladie. Des examens complémentaires feront alors partie du bilan de la maladie.
- Traitement par injection quotidienne et à vie de biomédicaments par insulinothérapie avec 3 types d’insuline (à action rapide, prolongée ou mélangée).
Le diabète de type 2
- Le diabète de type 2 est découvert soit lors d’un bilan de prévention avec prise de sang, soit à la suite de symptômes. Lorsque la glycémie à jeun est supérieure ou égale à 2,6 g/l sur deux prises de sang consécutives à un mois d’écart, le médecin pose le diagnostic.
- Les médicaments antidiabétiques prescrits rétablissent la glycémie et se différentient par leur mode d’action. Ils sont administrés unitairement, en bi ou trithérapie, voire accompagnés d’insuline.
Stratégie de prévention du diabète : recommandations de santé publique
Une alimentation saine
L’équilibre nutritionnel du diabétique doit :
- comporter des aliments riches en fibres, des protéines maigres et des graisses insaturées ;
- limiter les apports de produits et boissons transformés, les ajouts de sucre et les graisses saturées ;
- favoriser les aliments à indice glycémique bas pour une libération progressive du glucose.
De l’activité physique
La fédération internationale du diabète préconise :
- 150 min d’exercices physiques par semaine répartis en 30 min sur 5 jours ;
- de favoriser les sports d’endurance (marche rapide, natation, vélo ou danse) ;
- le renforcement musculaire pour une meilleure utilisation du glucose par les muscles.
Une réduction pondérale
Le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risque et d’aggravation du diabète de type 2. Le maintien ou le retour à un poids de forme est donc à privilégier. Par ailleurs, les techniques de régulation du stress et d’amélioration du sommeil contribuent à maintenir un bon équilibre hormonal, facteur influent sur l’appétit et la prise de poids.
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